
Laure COMPAIN, Directrice artistique, metteur en scène et comédienne
Titulaire
d’une maîtrise d’études théâtrales, Laure COMPAIN travaille sous la
direction de Georges BANU sur le théâtre dans les camps et sur le
théâtre post concentrationnaire.
Ainsi elle a rédigé un mémoire en 2003: Le théâtre nécessaire: réflexions sur la Shoah.
Comédienne
depuis l’âge de 10 ans, elle pratique également la danse pendant de
nombreuses années et fait deux stages au théâtre de la Cité
Universitaire avec Nasser Martin-Gousset et Lin Uan Chang.
Après une
formation de clown et une formation universitaire solide sur les arts du
spectacle, élève de Jean Pierre Sarrazac, Daniel Lemahieu, elle crée la
Compagnie des Hauts de Scène en 2005.
Elle met en scène Courteline et Feydeau dans Amour Vache et Vaudeville en 2006.
La
notoriété nouvelle de la Compagnie des Hauts de Scène et la rencontre
avec le public boulonnais ont permis la création de quatre ateliers
Théâtre depuis septembre 2007.
Laure Compain dirige trois ateliers
assistée de Nathalie Trégouët et Fabrice Pannetier. Elle confie
l’atelier d’impro à Timothée ANSIEAU.
2008 est une année riche en création avec le spectacle Signé Pierre Dac qui rassemble dans une ambiance cabaret les meilleurs textes du célèbre humoriste.
Pendant plus de deux ans, Laure interprète "Véronique" dans Le béret de la tortue à Paris et en province.
Puis elle joue La paix du ménage de Maupassant mis en scène par Max CROS où elle incarne le rôle principal pendant quatre mois à la Comédie Saint Michel.
Elle co-produit ensuite le Journal d’Anne Frank avec la Cie Théâtre et Vie.
Depuis août, elle joue Surprise de Catherine ANNE à la Comédie St Michel et reprend Signé Guitry en en signant la mise en scène tout en y jouant Fausse alerte et Une paire de gifles.
En 2011, elle met en scène Auschwitz et après de Charlotte DELBO et
prépare une nouvelle pièce qui apparaitra en Juin 2011 sur une grande
scène parisienne.
Notes d’Intentions
Depuis de longues années, je souhaite monter les textes de Charlotte DELBO. Sous la direction de Georges BANU, j’ai travaillé sur un mémoire de recherche sur le théâtre dans les camps nazis et également sur les textes post-concentrationnaires sur ce sujet.
De par mon histoire personnelle et ma sensibilité particulière à ce sujet, les textes de Charlotte DELBO m’ont toujours habités et suivis.
A la relecture d’Une connaissance inutile, les voix de trois comédiennes avec qui je travaille depuis longtemps se sont imposées.
Au delà du devoir de mémoire nécessaire, c’est aussi la qualité littéraire de l’écrivain que je souhaite faire entendre.
Il ne s’agit évidemment pas pour moi de monter un « spectacle », terme inapproprié à mon sens, mais de faire entendre les mots de Charlotte DELBO.
Ses mots et son écriture se suffisent à eux-mêmes, je travaillerai donc plus sur une mise en espace et en voix de ses écrits. Les comédiennes seront des porte-voix.
J’ai eu aussi envie de prendre 3 comédiennes de 3 générations différentes qui pourraient tour à tour être la voix de Charlotte Delbo mais aussi de ses camarades.
Charlotte DELBO avait un tel goût pour le théâtre que l’on ressent tout à fait, dans son écriture, les possibilités dramaturgiques et scéniques.
Scénographiquement, un plateau nu, nous jouerons avec les lumières. En ce qui concerne les costumes, ils seront neutres, rien ne doit dévier le spectateur de l’écoute et de l’essence même du texte.
Nous espérons respecter autant que faire se peut la pensée de Charlotte DELBO et présenter ce texte avec sensibilité, émotion et respect sans oublier l’espoir qui s’en émane.
Laure COMPAIN-TREGOUET
Metteur en Scène